Novembre 2014

LA   BIOMEDECINE   A L’UNIVERSITE  de  CAEN  BASSE-NORMANDIE

24 Novembre 2014

De la recherche fondamentale …. aux innovations diagnostiques et thérapeutiques … et à leurs  impacts sur la santé et la société

Et

L’histoire de la faculté de médecine de l’Université de Caen 

Exposition présentée du 24 novembre au 18 décembre

 

La rencontre « Biomédecine à l’Université de Caen », organisée le 24 Novembre 2014 par l’association « Les amis de l’université de Caen Basse-Normandie » dans les nouveaux locaux du « Pôle de Formations et Recherche en Santé » (PFRS), a réuni  plus de 100 personnes d’horizons divers. La mobilisation de nombreux responsables universitaires (directeurs de composantes, d’unités de recherche) et d’établissements partenaires (CHU, centre François Baclesse, CYCERON, …) a permis d’apporter un éclairage sur les synergies entre Recherche, Formations et développement socio-économique tant sur le plan industriel que sur le plan Santé publique.

La manifestation, ouverte par Pierre Sineux, Président de l’université, qui a souligné tout l’intérêt qu’il portait aux activités de l’association, et Josette Travert, Présidente de l’association, a débuté par une présentation du pôle biologie-santé universitaire (formations, recherche, liens avec l’environnement socio-économique) faite par les directeurs des composantes universitaires et le responsable de la Délégation à la recherche clinique et à l’innovation du CHU.

Pierre Denise, directeur de l’UFR de médecine, a dit son plaisir d’accueillir la manifestation dans  les nouveaux locaux du Pôle de Formations et Recherche en Santé (PFRS) situés au cœur du plateau Nord de Caen, site qui rassemble un fort potentiel de recherche, à côté de l’UFR des Sciences Pharmaceutiques et à proximité du CHU, du centre Baclesse, de Cycéron.  Le PFRS accueille près de 4000 étudiants des formations médicales et para-médicales : PACES (1ère année commune aux études de santé), études de médecine, sages-femmes, orthophonie, infirmières, les services de l’UFR de médecine, de nombreux amphithéâtres (dont le seul 1000 places de l’université) et salles de travail ainsi qu’une magnifique bibliothèque. Le bâtiment recherche sera prêt mi-2015. Cette réalisation, qui améliore les conditions d’accueil, mais aussi la lisibilité du pôle santé, a été financée dans le cadre du contrat de plan état-région (50 M€) par l’état, la Région Basse-Normandie (maître d’ouvrage), le Conseil Général du Calvados et l’agglomération Caen la Mer.

 

Michel Boulouard, directeur de l’UFR des Sciences pharmaceutiques, a présenté les études de pharmacie, du concours de fin de PACES (numerus clausus = 95) au Diplôme d’Etat de Docteur en Pharmacie, qui offre des débouchés très diversifiés (1 diplôme : 1000 métiers selon l’orateur !) : pharmacien d’officine, répartiteur, industriel, hospitalier, biologiste, chercheur. L’UFR est également largement impliquée dans la formation continue (9 Diplômes d’Université et une Licence Professionnelle habilités). Les équipes de recherche de l’UFR de pharmacie ont de nombreux partenariats et contrats industriels (Institut Pasteur, SANOFI, BIOMERIEUX, …) et ont contribué à la création de plusieurs start-up.

 

Pascal Favrel,  directeur de l’Institut de Biologie Fondamentale et Appliquée (IBFA- site http://www.unicaen.fr/ibfa/), a présenté l’organisation de la recherche en Biologie et Santé : 18 unités de recherche rattachées à l’UCBN, à l’INSERM, au CNRS, CEA, INRA, IRSN, qui rassemblent 300 enseignants-chercheurs statutaires et 130 doctorants. Leur fédération dans la structure ICORE (Interactions Cellule Organismes Environnement – site http://www.unicaen.fr/icore/) permet l’interactivité entre les équipes et la mutualisation de plateformes technologiques de très haut niveau pour les études à l’échelle moléculaire (séquençage d’ADN, détection de mutations, analyse de gènes et de protéines, criblage de molécules à potentiel thérapeutique), à l’échelle de la cellule (microscopie électronique et confocale, traitement et analyse d’images, tri cellulaire, mesure activité cellulaire en temps réel) et à l’échelle de l’organisme (production, hébergement de modèles animaux, imagerie).

De nombreuses formations s’appuient sur ce potentiel de recherche, de la licence au doctorat, avec des spécificités, telles le master « Sciences Biomédicales » ou le master « Valorisation des Innovations Technologiques ».

 

Jean-Jacques Parienti, Président de la Délégation à la Recherche Clinique et à l’Innovation (DRCI) du CHU, a décrit les missions de la délégation : promotion, aide méthodologique et conception des essais cliniques, gestion de données et biostatistique, aide à l’acquisition des données. Pour cela, la DRCI, dans le cadre du Pôle de Recherche et d’Epidémiologie Clinique du CHU, dispose d’un Centre de Recherche Clinique labellisé, d’une unité de Biostatistique et de recherche Clinique et s’appuie sur les unités de recherche et les collaborations avec de nombreux partenaires (Centre Baclesse, Centres Hospitaliers Généraux de Basse-Normandie, CHU Rouen, Lille, Amiens, …). 850 protocoles sont en cours (environ 180 nouveaux par an dont 40 promus par le CHU de Caen).

 

Des chercheurs de l’université, de CYCERON, du CHU, du centre François Baclesse et des partenaires ont ensuite montré, à partir d’exemples, au cours de deux tables rondes, comment la recherche produit des innovations diagnostiques et thérapeutiques et comment elle génère des retombées sociales et économiques sur le territoire : collaborations avec les entreprises, création de start-up, développement de molécules à visée diagnostique ou thérapeutique.

 

La première table ronde, « Recherche, innovation, retombées sociales et économiques », était modérée par Georges Travert, Maître de Conférences-Praticien Hospitalier honoraire.

 

Alain Rincé, Directeur de l’Unité de Recherche Risques Microbiens (EA 4655 de l’université) a illustré par deux exemples particulièrement intéressants les retombées en santé publique de travaux de recherche fondamentale de son équipe sur les virus et les bactéries. Le programme partenarial EPICOREM (avec l’Institut Pasteur, l’ANSES, l’INRA, l’ENVA) évalue la menace émergente que représente le franchissement de la barrière d’espèces, de la faune sauvage à l’homme, par les CORONAVIRUS, qui provoquent diverses maladies chez l’animal et chez l’homme (du rhume au SRAS et autres infections respiratoires aiguës). La détection et la caractérisation des virus par séquençage et les études épidémiologiques et des facteurs de transmission aident à prévenir les épidémies, établir des alertes sanitaires, développer des tests, ce qui protège la population et limite les répercussions économiques (SRAS : 8 mois, 60 milliards de dollars). Le deuxième exemple concernait le développement de travaux sur l’utilisation de bactéries pour lutter contre certains cancers, tels que l’ostéosarcome, un des cancers les plus fréquents chez les enfants, ou le chondrosarcome. Ces tumeurs malignes osseuses peuvent être radiorésistantes et chimiorésistantes, d’où la nécessité de développer de nouvelles approches thérapeutiques, tels que des microorganismes génétiquement modifiés programmés pour détruire les cellules tumorales.

 

Dominique Laroche, Maître de Conférences-Praticien Hospitalier honoraire (prévention néonatale), a retracé la longue histoire du dépistage néonatal de la mucoviscidose, qui est partie d’un défi technologique : la mise au point d’un test biologique sur micro-prélèvement de sang séché, en 1979, pour aboutir à un programme national de prévention en 2002. Tirant successivement profit de diverses avancées scientifiques récentes (dosage radio-immunologique, méthodes d’analyse des anomalies de l’ADN, découverte du gène CFTR, responsable de la mucoviscidose, et de ses mutations principales), l’équipe du laboratoire de dépistage néonatal de Caen a progressivement défini et affiné une stratégie de dépistage appliquée à tous les nouveau-nés de Normandie (40.000 par an). Parallèlement, les équipes de pédiatrie des CHU de Caen et Rouen ont pu définir et optimiser des méthodes de prise en charge médicale précoce et de suivi des nouveau-nés malades qui leur étaient ainsi confiés. Devant la qualité des résultats obtenus, la généralisation du dépistage néonatal de la mucoviscidose, selon le modèle défini en Normandie, a été décidée fin 2000 et est devenue effective pour l’ensemble des nouveau-nés de France en 2003. Depuis, l’exemple français a été suivi par la plupart des pays développés, ce qui s’est traduit par une nette amélioration de la qualité et de l’espérance de vie des malades.

 

Sébastien Moussay, Directeur Général de la société BodyCap (capteurs électroniques pour le monitoring du patient), qui développe des solutions électroniques miniaturisées sans fil pour des applications médicales, a décrit la genèse d’une jeune entreprise, de la recherche fondamentale sur la chronobiologie à l’application : recherche sur la modélisation des fluctuations journalières individuelles de la température centrale, rencontres entre les chercheurs de l’unité mixte de recherche « Mobilités : attention, orientation et chronobiologie » (UMR-S1075 UNICAEN-INSERM) et les partenaires du CHU et de l’entreprise NXP, dépôt d’un projet ANR, preuve de concept sur le porc, test ex vivo et in vivo sur le rongeur, accompagnement de la valorisation industrielle du projet académique par le service des Activités Industrielles et Commerciales de l’université, dépôt de brevet, incubation du projet, soutien financier Région Basse-Normandie et Europe, création en 2011 de la start-up BodyCap qui emploie maintenant 19 salariés et commercialise les solutions Anipil®  et e-Celsius® permettant via une gélule ingérée par le sujet de suivre sa température centrale.

 

Guy Launoy, Directeur de l’UMR 1086 INSERM-UCBN Cancers & Préventions, est intervenu sur l’évaluation des innovations en santé et les nouveaux enjeux. Il a présenté les tendances de l’incidence et de la mortalité des cancers en France de 1980 à 2012, les déterminants du pronostic des maladies et les variations géographiques des taux de mortalité qui montrent de grandes inégalités entre les territoires. L’étude du taux de survie relative des patients atteints de cancer en Basse-Normandie diagnostiqués entre 1997 et 2004 montre l’importance de l’environnement social qui est un facteur pronostique des cancers. Le suivi de cohortes et l’établissement de registres de malades apparaît clairement comme un outil d’innovation. La Basse-Normandie est bien positionnée en cancérologie, avec des registres de cancer labellisés et coordonnés, mais aussi le réseau bas-normand de prise en charge des patients atteints de sclérose en plaques (plus de 1500 cas colligés depuis 2002). En conclusion, l’orateur a insisté, pour ces nouveaux enjeux, sur la complémentarité soins, formation, santé publique, la nécessité d’une réflexion éthique et le lien recherche biomédicale, recherche interventionnelle et recherche en Sciences Humaines et Sociales.

 

 

La deuxième table ronde « Spécificités caennaises en Cancérologie et Neurosciences », était modérée par André Nouvelot, Professeur honoraire de biochimie.

 

Francis Eustache, Directeur de CYCERON, plateforme d’imagerie biomédicale, et de l’Unité Mixte de Recherche INSERM-EPHE-UCBN 1077, a décrit les missions et l’activité du Groupement d’Intérêt Public (GIP) qui associe les grands organismes (CNRS, CEA, INSERM), les acteurs scientifiques locaux (Université, GANIL, CHU, Centre François Baclesse) et des collectivités (Région Basse-Normandie, Caen la Mer). Le plateau technique est doté d’équipements performants, en particulier pour l’imagerie homme et gros animal (IRM3T et TEP-TDM), petit animal in vivo (IRM7T, microTEP-TDM), cellulaire ex vivo in vitro (microscopies), pour la production de radiopharmaceutiques (laboratoire radiochimie, salle blanche), Datacenter. Le GIP exécute des prestations pour des programmes de recherche, par la mise à disposition de sa plateforme. Il héberge des unités de recherche associées aux établissements (CNRS, CEA, INSERM, UCBN, EPHE, université Paris V) qui mènent des travaux d’excellence au niveau fondamental, mais aussi aux stades précliniques (en lien avec le Centre Universitaire de Ressources Biologiques de l’université) et cliniques (avec le CHU et le centre Baclesse), essentiellement en Neurosciences et Cancérologie. Les équipes ont développé une expertise reconnue, en particulier sur les AVC et sur la mémoire (du sujet sain et pathologique). F. Eustache a montré comment l’apport complémentaire de la psychologie cognitive, des neurosciences cognitives et cliniques, de la physiopathologie cognitive permet d’approfondir les connaissances sur la mémoire, mais aussi d’améliorer le diagnostic précoce, les procédures d’évaluation et la prise en charge de pathologies telles que la maladie d’Alzheimer.

 

Jean-Louis Habrand représentant Khaled Meflah, Directeur du Centre François Baclesse, a présenté le projet d’hadronthérapie ARCHADE, entré en phase de concrétisation. L’hadronthérapie, qui utilise des ions légers, les hadrons (protons ou ions carbone), pour irradier les tumeurs, est une alternative innovante pour le traitement de cancers résistants à l’effet des rayons X et inopérables. Elle présente l’avantage d’une balistique plus précise, ce qui permet un meilleur ciblage de la tumeur et un effet moindre sur les tissus sains voisins, mais aussi des effets biologiques supérieurs aux photons (rayons X). Caen s’est imposé comme un lieu idéal pour le développement de cet ambitieux projet, par les compétences et moyens scientifiques complémentaires du site (en fabrication et conduite de faisceaux d’ions, en interaction des ions rapides, en imagerie médicale, en dosimétrie, en expertise médicale, …) des équipes de GANIL, de l’Université, de Cycéron, du CHU, du centre F.Baclesse, de l’ENSICAEN, le partenariat avec les organismes (INSERM, CEA, CNRS) et la dynamique du pôle Nucléopolis qui fédère les acteurs de la filière nucléaire. ARCHADE, soutenu par les collectivités, va générer une filière industrielle pour la conception et la fabrication de l’accélérateur C400, au cœur de la production d’hadrons, avec nécessité de compétences variées (mécanique de précision, robotique, électronique, matériaux composites, logistique,…) et fera appel à de grands groupes (DCNS, Thalès,…) mais aussi à des entreprises locales telles que Sominex Bayeux. Le calendrier prévoit le début des travaux du bâtiment en décembre 2015 et le traitement des premiers patients en protons fin 2018.

 

Louisa Barré, directeur de recherche CEA, UMR 6301 CNRS-CEA-UCBN équipe hébergée à CYCERON, est intervenue sur “chimie et imagerie médicale”, domaine interdisciplinaire qui associe des compétences en physique, chimie, biologie, médecine. L’utilisation in vivo de radiopharmaceutique, molécule marquée par un isotope radioactif, et  de la Tomographie par Émission de Positons (TEP),  permettent des diagnostics, mais aussi la validation de l’efficacité d’un traitement, en oncologie, cardiologie, neurologie, psychiatrie. L’expertise de l’équipe caennaise est internationalement reconnue et a donné lieu à de nombreuses collaborations académiques et industrielles.  Le très bel exemple du travail mené sur la [18F] Fludarabine, destinée à l’imagerie des lymphomes,  démarré en 2008, maintenant arrivé au stade d’une étude clinique, a montré le long cheminement d’une « recherche fondamentale et physiopathologique menée dans les laboratoires à une étude menée chez des patients ». Ce long parcours de développement passe par plusieurs étapes avec à la source  la découverte d’un nouveau radiopharmaceutique,  l’optimisation de son mode de production, des études précliniques in vitro et in vivo qui permettent d’être des preuves de concept de la pertinence de ce nouvel outil de diagnostic avant d’envisager une étude clinique chez l’homme.

 

Patrick Dallemagne, dernier intervenant de cette table ronde, dirige le Centre d’Etudes et de Recherche sur le Médicament de Normandie, EA 4258 UCBN, dont l’activité principale est la découverte raisonnée (Drug Design) de principes actifs à visée thérapeutique ou diagnostique en utilisant la conception assistée par la chemoinformatique et la fouille de chimiothèque, la synthèse organique et la pharmacomodulation, la caractérisation structurale et physicochimique, l’évaluation in vitro et l’optimisation par modification chimique ou galénique. Le chemin est encore long jusqu’à la production industrielle (une dizaine d’années!) et la sélection drastique : 1 lauréat sur 10000 composés candidats! Deux exemples d’avancées scientifiques issues de programmes translationnels et prometteuses de progrès thérapeutiques ont illustré le savoir-faire du CERMN. La découverte du pyridoclax, issue de la recherche de perturbateurs des interactions entre protéines qui gouvernent l’apoptose (mort cellulaire programmée) dont l’abrogation constitue une importante cause de cancers, a fait l’objet d’un dépôt de brevet CLCC Baclesse/UCBN “Mcl-1 modulating compounds for cancer treatment” après avoir montré son efficacité sur des cellules ovariennes chimiorésistantes. La recherche de petites molécules potentiellement capables d’exercer un bénéfice dans la maladie d’Alzheimer, a mené à la découverte du donécopride, dont  la capacité à diminuer in vivo le nombre des agrégats amyloïdes et à restaurer les troubles de la mémoire a été montrée chez la souris. Cette découverte a donné lieu à un dépôt de brevet UNICAEN.

 

Une intervenante de la salle, après avoir regretté que le grand public ignore la densité et la qualité du travail de recherche des équipes caennaises, a en quelque sorte introduit la conclusion en soulevant la question de l’éthique.

 

Jean-Marc Baleyte, Chef du Service de Psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent du CHU, a brillamment répondu à cette interrogation  en nous livrant « quelques  réflexions éthiques sur l’innovation en médecine ». L’université de Caen, particulièrement sensibilisée à cette question, a créé un « espace de réflexion éthique », dont il est le Directeur. Cet espace commun est transdisciplinaire et ouvert, ce qui  permet d’associer aux acteurs de la santé, d’autres acteurs, tels les sociologues, les psychologues,…Un diplôme d’université a été créé et des rencontres étudiants/citoyens organisées autour de ces questions éthiques. La question de l’émergence de la question éthique et de sa définition est posée : l’éthique n’est pas une science, ni une morale, ni une réglementation, ni un alibi ; la démarche éthique est une vigilance, elle autorise la véritable culture scientifique. Mais, comme le disait Claude Bernard, il n’y a pas d’éthique sans connaissance scientifique. L’épidémie d’Ebola ou la maladie d’Alzeihmer, cités par les intervenants, ne peuvent par exemple pas être prises en compte sans leur environnement social. La notion de rencontre est essentielle en médecine avec ses différents aspects : connaître la personne humaine, la comprendre pour pouvoir la rencontrer. Et la puissance de soigner doit prendre en compte la faisabilité de soigner. Il y a donc gestion partagée des incertitudes et des vulnérabilités.

 

 

Dominique Toulorge a ensuite invité l’assistance à une visite commentée de la magnifique exposition « Histoire de la Faculté de Médecine de Caen », accueillie du 21 novembre au 19 décembre 2014 dans la très belle bibliothèque du PFRS, qu’elle avait préparée avec Serge David (Mission culture-université) et des étudiants du Master « Métiers du patrimoine historique et culturel » (UFR d’histoire). Les nombreux documents, conservés notamment aux Archives départementales du Calvados et à la Bibliothèque universitaire de Caen, ont permis de découvrir  l’histoire de cette faculté depuis sa fondation, au début du XVe siècle. Mettant l’accent sur la période antérieure à la Révolution française, l’exposition, en vingt-cinq panneaux, a retracé  le contexte de sa création,  les premiers locaux, les recteurs diplômés de la faculté de médecine mais aussi  l’enseignement dispensé dans cette faculté, notamment celui de la botanique. Quelques précieux ouvrages  de la Bibliothèque Universitaire Santé, sortis des réserves,  ont également été présentés à cette occasion.

 

 

Les participants ont pu aussi compléter leur information sur les travaux de recherche menés par les équipes en découvrant les posters de présentation réalisés par des chercheurs, en particulier par des doctorants.

 

 

Ils ont enfin échangé autour d’un pot convivial !

Affiche et photos de l’exposition :

affiche

 

 

Exposition Histoire de la  faculté de médecine  de Caen

Jacques de Cahaignes 2

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recteurs2

 

 

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